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Au lycée. La sonnerie retentit et une masse d'élèves commença à sortir des bâtiments pour la récréation. Parmi eux, Ana et ses trois amies : Hyori la... chaudasse (y a pas d'autre mot), Ayumi la superficielle et Mitsuko la yankee*. Ayumi était en train de disserter avec Hyori sur la teinte de ses nouveaux faux ongles. Ana resta silencieuse jusqu'à ce que Mitsuko lui adresse la parole.
Mitsuko : Ca va, Anouchka ? Ta mère te manque pas trop ?
Ana : Si... Et pourtant ça ne fait qu'une semaine qu'elle est à l'hôpital... Mais je ne sais pas quand est-ce qu'elle va se réveiller.
Mitsuko : Tu vas souvent la voir ?
Ana : Tous les jours après le lycée. Imagine si elle ne se réveille pas ?
Hyori : Anouchka, elle se réveillera ! Les médecins t'ont dit que ce n'était qu'un coma léger. Ne t'en fais pas, va. Moi je m'inquiète plutôt pour toi.
Ayumi : C'est vrai, on s'inquiète toutes pour toi. Tu es déjà vraiment trop timide, mais en plus depuis le départ de ta mère tu es encore plus asociale qu'avant.
Hyori : Tu sais quoi ? Il y a une fête géante samedi soir ! Je t'y emmène, que tu le veuilles ou non ! Il faut te dévergonder !
Mitsuko : Ouais ! Te décoincer !
Ayumi : Tu parles de la fête de Ryuki au squat ?
Hyori : Oui ! Ca va être mortel ! Allez, Anouchka, quoi ! Tu pourras boire, fumer, et même te faire un gars j'en suis sûre, regarde-toi ! Ou plusieurs ! Ca te fera du bien... T'es toujours vierge en plus.
Ana : Hé oui. Je ne suis pas une habituée des love hotel comme toi...
Mitsuko : Les filles, je m'allume une clope. Prévenez-moi si un surveillant se ramène.
Hyori : Tu me feras tirer ! Donc, Anouchka, c'est ok. Interdiction de protester, je passe te chercher samedi dans l'après-midi ! Je te préparerai chez moi.
Ana : Ne me mets pas en mini-jupe, Hyori...
Hyori : On verra, on verra !
Mitsuko : Tiens, Hyori, tires-en une. Et toi Ayumi, tu viendras ?
Ayumi : Ben... Tu connais mes parents, ma mère surtout...
Mitsuko : Fais le mur !
Ayumi : Mais si je me fais coincer... Ils ne m'achèteront sûrement pas le sac rose dont je vous ai parlé et que je veux tant...
Hyori : Tant pis. En tout cas n'en parle pas trop même si tu viens pas.
Mitsuko : Ouais, c'est une fête clando. Il y aura un max de drogue et de voyous qui y seront, peut-être même des gangs. Il vaudrait mieux pas que les flics s'en mêlent.
Hyori : Très bien, donc... Samedi après-midi, n'oublie pas, Anouchka.
Ana : Oui, oui, c'est bon.
Hyori : Ton éducation commence, c'est bien.
Mitsuko : Putain Hyori, je t'avais dit d'en tirer qu'une !
Hyori : C'est bon, fais pas ta radine. Je t'achèterai un paquet.
Ayumi : Zut c'est la fin de la récré. On doit y aller...
Mitsuko : Attends je finis ma clope. C'est bon, ça les tuera pas les profs qu'on se ramène en retard.
Ana : En plus c'est le jour où on doit nettoyer la salle après les cours.
Hyori : Oh non ! C'est vrai !
Mitsuko : Ha non, j'ai autre chose à faire ! J'irai refiler ma corvée à quelqu'un.
Ayumi : Allez on y va, tu as fini maintenant.
Mitsuko : Oui oui, c'est bon ! Arrête de faire ta fayotte un peu !
Une fois en cours les filles s'installèrent. Hyori et Ana étaient à côté. Mitsuko trônait seule tout au fond, les pieds sur la table. Après que les filles se soient fait réprimander pour leur retard, la leçon commença.
* Les yankees au Japon sont l'équivalent des racailles chez nous, à peu près... les jeunes voyous quoi lol